Une sortie nature à la découverte des champignons à Ugine

Quels mystères recèlent les champignons !

Comme l'explique Philippe Sénat dans l'article ci-dessus, il faut tout examiner dans un champignon comestible pour être sure de ne pas le confondre avec un sosie non comestible. Par exemple la girolle (Cantharellus cibarius) que tout le monde semble connaître peut facilement être confondue avec la fausse-girolle (Hygrophoropsis aurantiaca) qui heureusement n'est pas toxique, mais aussi avec un champignons très toxique le Clitocybe lumineux  (Omphalotus olearius). Ce dernier provoque des gastro-entérites graves.

Sur cette photo figure deux champignons souvent confondus : la girolle qui a des plis sous le chapeau, une couleur assez uniforme et une bonne odeur et la fausse-girolle qui a des lames sous le chapeau, une couleur généralement plus vive que la girolle, pas de bonne odeur.

 

La girolle et la fausse-girolle peuvent aussi être confondues avec le Clitocybe lumineux = Clitocybe de l'olivier = Pleurote de l'Olivier (Ophalotus olearius) . Ce champignon pousse sur et autour de souches de feuillus, pas seulement de l'olivier et provoque des gastro-entérites graves.

 

Au retour de nos sorties, nous avons dans nos paniers, quelques comestibles, mais aussi beaucoup d'autres champignons à nommer. Il faudra examiner plus soigneusement certains d'entre eux à l'aide du microscope pour visionner leurs structures (basides, asques, cystides, hyphes), des éléments indispensables comme la couleur, la forme, l'ornementation de leurs spores. Les spores sont les graines des champignons invisibles à l'oeil nu car de très petites tailles, de l'ordre de 8 à 20 millièmes de millimètre. Les champignons contiennent dans leur hyménium (lames, plis, tubes, aiguillons) des millions de spores, qui rassemblées en petits tas qu'on nomme sporée, peuvent déjà nous donner la couleur et donc la famille à laquelle ils appartiennent.

Inocybe flocculosa, spores et cystide (poil d'arrêt de la lame du champignon) grossis 1000 foisInocybe flocculosa, spores et cystide (poil d'arrêt de la lame du champignon) grossis 1000 fois
Inocybe flocculosa, spores et cystide (poil d'arrêt de la lame du champignon) grossis 1000 fois

Inocybe flocculosa, spores et cystide (poil d'arrêt de la lame du champignon) grossis 1000 fois

Certains champignons ont des particularités macroscopiques faciles à cerner pour un spécialiste. Ci-dessous quelques exemples de beaux champignons que le mycologue reconnait aisément en l'examinant physiquement.

Ce petit champignon  s'appelle Mycène sanguinolant. Il produit à la cassure du pied un liquide rouge vineux comme une goutte de sang. Il se nomme en latin Mycena sanguinolenta.

 

Ces deux cortinaires, jaune et violet, se nomment  Cortinaire triomphant (Cortinarius triomphans) et Cortinaire hercynien (Cortinarius hercynicus) sont assez faciles à reconnaître mais ne sont pas comestibles comme la plupart des cortinaires et difficiles à reconnaitre pour une cueilleur occasionnel.

 

Voici un champignon qui malheureusement fait encore des victimes.

Tout cueilleur devrait savoir parfaitement le reconnaitre.

C'est l'Amanite phalloïde.

Il y a eu une belle poussée ces temps derniers. 

Inutile de la détruire car elle est très utile à la nature comme tous les champignons.

Il faut simplement savoir reconnaître son pied zébré, son chapeau vert bronze à jaunâtre souvent vergeté de fibrilles grisâtres, ses lames blanches, son anneau pendant fragile (il disparait quelquefois) et sa volve blanche cachée dans le sol.

                                                                                 

     

                                              Odette

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